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mardi 9 décembre 2014

Open Mc Donald's - le parcours


Nous allons faire un petit récapitulatif de cette compétition qui est apparu en 1987 et disparu en 1999. C'est la première véritable confrontation entre les meilleurs clubs mondiaux et une équipe NBA. Depuis remplacé par le NBA europe live tour puis par les divers matchs de présaison entre franchises NBA, l'Open McDonald's a rencontré un vif succès dès sa première édition à Milwaukee. En 9 tournois, les équipes NBA n'ont jamais perdu la moindre rencontre, 9 titres, 18 succès.

1987 - Milwaukee


Seulement 3 équipes étaient représentés pour la première fois, l'équipe nationale Russe (ou devrais-je dire URSS?) et Milan. Vous reconnaîtrez d'ailleurs sur la photo ci-dessus, Mike D'Antoni, encore joueur à cette époque pour le club Italien. Si Milan n'était qu'un faire valoir à se faire dominer par les américains et les russes, la finale entre ces 2 derniers allait se résumer à une boucherie où les Bucks de Jack Sikma, Sidney Moncrief, Terry Cummings (MVP) réalisent une démonstration de force et de niveau. Les audiences sont excellentes, la FIBA comme la NBA sont ravis, presque autant de téléspectateurs que pendant le tournoi de Wimbledon, un exploit.

1988 - Madrid


Voyage sur le vieux continent cette fois avec l'Espagne. Le Real Madrid affronte le Scavolini Pesaro tandis que l'équipe nationale Yougoslave de Vlade Divac et Toni Kukoc doivent en découdre avec les vieux Celtics de Boston.  Encore une fois, les américains écrasent la concurrence et on attend de pied ferme la finale les opposant aux locaux de Madrid. Une finale où le jeune Drazen Petrovic montre tout son talent, mais guère insuffisant pour contrer la machine verte et un certain Larry Bird, 29 pts et MVP.

1989 - Rome


Après l'Espagne, c'est l'Italie qui organise le tournoi. Milan, Barcelone, Split et Denver sont conviés à l'évènement. Le Barça cherche à jouer la défense de zone, persuadé que c'est la meilleure solution contre les américains qui connaissent peu ce système à l'européenne, mais c'est tout le contraire qui se passe, Walter Davis et Alex English se font le plaisir de bombarder chaque espace accordé, 47 pts à eux 2, 34 pts d'écart. La finale les oppose à Split, une génération en or composé de Toni Kukoc, Dino Radja, Vladimir Perasovic, Zan Tabak et le vétéran Dusko Ivanovic. Match très disputé où Walter Davis est élu MVP (26 pts), puis une performance étonnante de Danny Schayes (29 pts) viennent à bout des 31 pts d'Ivanovic et les 29 unités et 9 rebonds de Radja. Pendant ce temp-là, la 3ème place  a vu la victoire des italiens de Milan sur Barcelone grâce à l'ancienne star NBA, Bob McAdoo (36 pts).

1990 - Barcelone


Et hop, retour en Espagne et cette fois-ci en Catalogne. Face aux Italiens de Pesaro, les Knicks sont à 2 doigts de perdre la rencontre, menés de 3 pts à 30 seconde du terme, mais Gerald Wilkins égalise et permet à New York de s'imposer après prolongation, merci à Ewing pour sa perf' monstrueuse (34 pts - 17 rebs - 8 blks!). Nouvelle finale pour Split qui s'est défait de Barcelone, et les Knicks vont jouer bien plus sérieusement en étant plus physique. Face au phénomène Kukoc, Patrick Ewing ne fait pas de cadeaux. Au cours des Goodwill Games (compétition rivale aux JO, crée par Ted Turner) quelques mois auparavant, le jeune croate avait claqué un poster sur Alonzo Mourning, grand ami de Pat et "The Beast" a vengé son compatriote de Georgetown en assenant un contre puissant sur le frêle ailier de Split. "Je ne pouvais pas le laisser dunker sur nous deux..." Victoire sans problème de New York, 117-101

1991 - Paris
 

La France voit enfin le jour dans cette compétition, enfin façon de parler, le CSP Limoges a l'honneur d'affronter les Lakers de Magic d'entrée. Richard Dacoury ou encore Stéphane Ostrowski face à leurs idoles: " c'est un rêve pour nous tous, nous sommes heureux et fiers d'avoir les Lakers en face de nous, s'ils font jouer un maximum leur seconde unit, on a des chances de montrer que nous ne sommes pas ridicules". 23 pts pour Divac, 21 passes pour Magic, 30 pts d'écart. La finale  contre Badalone a été la plus critiquée, une polémique. Alors que Los Angeles menait de 13 pts, les espagnols de Villacampa réalisent un gros come-back pour revenir tout près des américains à -2 et 30 secondes à jouer. Pour des raisons obscures, l'arbitre Ed Rush décide de redonner le ballon à ses compatriotes US sur une remise en jeu qui était pourtant clairement en faveur de Badalone... Magic est élu MVP.

1993 - Munich


L'Allemagne contribue à son tour. 2 mois après la disparition tragique de Drazen Petrovic, le trophée de MVP porte désormais son nom. C'est désormais tous les 2 ans que s'organise l'Open McDonald's, histoire d'éviter les JO et les championnats du monde. Une belle pléiade d'équipes avec les finalistes NBA, Phoenix, les demi-finalistes de l'euroleague, Madrid, le champion d'Europe, Limoges et enfin Bologne. Le CSP craque contre les Italiens pendant que le Real de Sabonis se fait écrasé par les Suns (+ 30). Barkley score 28 pts en finale face à Bologne, MVP du tournoi et reçoit en récompense pour avoir chambré le public de Munich, des chants Chicago! Chicago! en référence à sa défaite contre Jordan en juin.

1995 - Londres


Pas mal de nouveautés pour cette édition. Pour la première fois, les champions NBA sont invités, ils en profitent d'ailleurs pour dévoiler leurs nouveaux maillots pour la saison prochaine, qualifiés de pyjamas par Barkley avant qu'il ne le porte lui-même 1 an après... C'est aussi une première pour un club outre-atlantique car ce sont les australiens de Perth qui sont à la fête. Blessé, Hakeem Olajuwon assiste aux matchs de ses coéquipiers dans les gradins. Les Wildcats de Perth vont donc avoir les Rockets sur le chemin et pas de quartier, 40 pts d'écart, les pauvres australiens ont pris une fessée. Bologne s'étant défait du Real Madrid, c'est une finale sans suspense avec un Drexler propre, 25 pts et 10 asts, MVP.

1997 - Paris


Ah les français qui vont pouvoir admirer Michael Jordan et les Bulls! Pas de Pippen ni de Rodman, MJ va devoir retrousser ses manches pour ne repartir les mains vides. Invité sur le plateau de nulle part ailleurs sur Canal +, il annonce la couleur: "aucune chance qu'on perde". Le PSG Racing, champion de France va pourtant donner du fil à retordre, les Struelens, Risacher, Dacoury ou Thierry Zig ne sont pas impressionnés, le match est haché et les Bulls arrachent la victoire 89-82, plus faible score d'une équipe NBA depuis la création de ce tournoi, 28 pts pour Jordan qui a encore fait le show malgré tout. Avec ironie, Bozidar Maljkovic coach de Paris avait déclaré au New York Times: "sans Jordan, on gagnait..." En finale, ils sont opposés aux champions d'Europe d'Olympiakos de David Rivers. Victoire sans difficulté des Bulls avec un Jordan de gala, 27 pts qui régale le public pour sa dernière apparition en tant que joueur en Europe.

1999 - Milan

Dernière édition et c'est San Antonio qui ferme la marche. Varese va pousser les Spurs dans leurs derniers retranchements (gros dunk de Daniel Santiago sur les tours jumelles en passant), et l'affiche de la finale s'avère surprenante. Alors qu'on s'attendait à voir Kaunas, champions d'Europe, c'est les brésiliens de Vasco de Gama qui se qualifient. Une finale peu passionnante, 35 pts d'écart, Tim Duncan est élu MVP.

Pour des raisons inconnues, le tournoi Open Mc Donald's fut donc arrêté en 1999 après la victoire des Spurs. Par la suite, c'est de nouveau des matchs d'exhibition avec le NBA Europe Live tour depuis 2006 jusqu'à aujourd'hui. La formule est différente, puisque plusieurs pays sont choisis pour organiser différentes rencontres entre des équipes NBA et les équipes locales, ou confrontation entre équipes NBA .

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